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Interview de Louis Cosyns sur RDB

Louis COSYNS réagit après l’annonce de la réorganisation de l’entreprise Bussière de SAINT AMAND MONTROND, où la direction envisage la suppression de 120 à 150 emplois. Ainsi vous pouvez écouter son interview du 30 janvier 2010 sur RDB. Il exprime, au travers des réponses aux questions, son sentiment sur la situation de l’entreprise et de ses salariés. D’autre part l’échéance prochaine des élections régionales amène quelques observations et réflexions sur le sujet.

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Les annonces du Président de la République

      

 

« Je ne laisserai pas la France désarmée »


L'immigration clandestine : Le Président de la République a rappelé sa détermination à lutter contre les filières d'immigration clandestine, qui exploitent la misère du monde et qui se livrent à des pratiques esclavagistes.

L'identité nationale : Nicolas Sarkozy a rappelé que. « Les Français sont des gens généreux, ouverts, prêts à accueillir mais les Français veulent une logique de droits et de devoirs ».

«Dans une nation, si on ne parle pas de ce qu'on a à faire ensemble, si on ne parle que des droits et jamais des devoirs, comment accueille-t-on ceux qu'on doit accueillir et que nous sommes heureux d'accueillir ? ». Si la Nation n'a plus rien à dire à ses citoyens, alors ce sera le repli communautaire, a prévenu Nicolas Sarkozy.

 

« La France n'a pas besoin d'assistanat »

 

Le chômage : Nicolas Sarkozy a affirmé que les Français verront reculer le chômage. La France a résisté plutôt mieux que les autres. « Un seul pays a fait mieux que nous en la matière, c'est l'Allemagne ».

Le chef de l'Etat a tenu à défendre le modèle français. La France, selon lui, est le pays où on a le droit à une indemnité chômage le plus rapidement et où on est indemnisé le plus longtemps.

 

« La France restera en Afghanistan »

 

L'Afghanistan : Le Président de la République a précisé que la France n'enverra pas de « soldats combattants » supplémentaires mais elle est ouverte à l'envoi de formateurs pour aider les forces afghanes.

Il a par ailleurs rejeté l'idée d'un retrait de nos troupes : tout simplement parce qu'il en va de notre sécurité intérieure.

Tous mes voeux de bonheur pour l'année 2010

     

Une nouvelle année commence.

A chacune et à chacun d’entre-vous, j’adresse mes vœux les plus sincères et les plus chaleureux. J’espère du fond du cœur que l’année 2010 sera synonyme de réussite professionnelle autant que d’épanouissement personnel.

C’est le moment pour chacun d’entre-nous de retrouver notre famille, nos proches, tous ceux qui nous sont chers, de se recentrer sur l’essentiel, de retrouver un peu de sérénité pour aborder du bon pied la nouvelle décennie.

C’est aussi le moment de faire le bilan sur l’année qui s’achève. Aux côtés du Président de la République, la majorité à laquelle j’appartiens a poursuivi sa tâche de modernisation de la société française.

L’année 2009 a été marquée par un ralentissement de notre économie qui a durement touché nos concitoyens les plus fragiles. Je soutiens un Gouvernement qui a su répondre efficacement à la crise. En réaffirmant le rôle de la puissance publique, en faisant preuve d’un volontarisme indiscutable, l’exécutif a été à la hauteur de la situation. Je soutiens un Gouvernement qui a su prendre des mesures de justice sociale, par exemple en réduisant l’impôt sur le revenu pour 6 millions de foyers fiscaux ou en allouant une prime de 150 euros à 3 millions de ménages modestes au mois de juin dernier.

Malgré un contexte difficile, le rythme des réformes a été maintenu et de grandes législations ont été votées par le Parlement.

En matière de logement et de lutte contre l’exclusion, de réorganisation de notre système hospitalier, de protection de notre patrimoine culturel, d’amélioration de notre système pénitentiaire, d’élargissement de conditions d’accès au haut débit, beaucoup de choses ont été faites.

Il n’est pas question de s’adresser des satisfecit, mais de continuer à servir du mieux possible les intérêts de chacune et de chacun d’entre-vous. L’année 2010 s’annonce tout aussi chargée pour nous parlementaires, notamment avec la mise en chantier de la réforme territoriale et le combat pour la sauvegarde de l’environnement. En tant que député, c'est un immense honneur de mettre mon mandat au service de ces causes.

J’ai bon espoir que notre pays retrouve le chemin de la croissance et de la prospérité. Pour cela, nous avons besoin de toutes nos forces pour animer nos territoires et faire vivre nos entreprises.

« L’avenir appartient aux optimistes, les pessimistes ne sont que des spectateurs ». Je vous souhaite de faire vĂ´tre cette cĂ©lèbre phrase et vous adresse une nouvelle fois, tous mes vĹ“ux de bonheur pour cette nouvelle annĂ©e.

Prix des produits alimentaires : Question au Gouvernement de Louis Cosyns

       


M. le président. La parole est à M. Louis Cosyns, pour le groupe de l’Union pour un mouvement populaire.

M. Louis Cosyns. Monsieur le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche, à l'heure où nos concitoyens font leurs courses pour préparer les fêtes de fin d'année, il me faut évoquer le problème des prix des produits alimentaires.

Partout dans le pays, dans tous les rayons de supermarchĂ©, les Français constatent que l'effondrement des prix agricoles n'a entraĂ®nĂ© aucune baisse des prix. Curieusement, les Ă©volutions des marchĂ©s alimentaires sont rĂ©percutĂ©es Ă  sens unique : toujours Ă  la hausse, jamais Ă  la baisse.

Il s'agit d'un problème grave. Les dépenses alimentaires, représentent en effet 17 % du budget des ménages et près de 19 % de celui des ménages modestes. Ces chiffres parlent d'eux-mêmes. Nous ne pouvons pas laisser filer les marges pour les dépenses incompressibles. Ce serait injuste, inconscient et incompréhensible.

Le 8 dĂ©cembre dernier, l'association UFC Que-Choisir a rendu un rapport qui Ă©pingle, une fois de plus, les pratiques des intermĂ©diaires. Le constat est simple : industriels et distributeurs ne jouent pas le jeu et maintiennent des marges parfois ahurissantes. Selon l'enquĂŞte menĂ©e par l'association dans plus de 1 200 magasins, la baisse des prix de la volaille, du porc et du lait, constatĂ©e par les Ă©leveurs et les producteurs, n'a eu aucun effet sur le prix final, augmentant du mĂŞme coup la marge des distributeurs.

De la mĂŞme façon, entre septembre 2007 et 2009, le prix payĂ© aux producteurs de lait a chutĂ© de 7 % ; cela n'a pas empĂŞchĂ© qu'une brique de lait ait augmentĂ© de plus de 11 % pour le consommateur.

Je ne ferai pas de dĂ©magogie : les marges sont un paramètre naturel et nĂ©cessaire. Ce qui n'est pas acceptable, c'est non seulement le niveau qu'elles peuvent atteindre, mais surtout l'opacitĂ© qui caractĂ©rise le système.

Comment accepter que l'un des maillons d'une chaĂ®ne Ă©conomique n'en respecte pas les lois fondamentales ? Comment accepter que ces maillons intermĂ©diaires mettent en pĂ©ril les deux extrĂ©mitĂ©s de la chaĂ®ne ? Dans cette histoire, les malheurs des uns ne font pas le bonheur des autres.

M. le président. Merci.

M. Louis Cosyns. Puisque mon temps de parole est écoulé, j’en viens à ma question (Protestations sur les bancs du groupe SRC.)

Au vu de cette situation, je souhaite, monsieur le ministre, que vous rappeliez à la représentation nationale les dispositifs mis en place, notamment pour stimuler la concurrence.

L'identité nationale est une question d'avenir

     


La question de l'identité nationale est celle qui se pose à nous à chaque instant. Qu'est-ce que la France ? Que veut dire être Français ? Quelles sont les valeurs qui nous guident ?

Voilà les questions fondamentales, appelant sans cesse une redéfinition, une interrogation, une introspection. Car ce n'est pas pour figer les choses et asséner des vérités intangibles que le Gouvernement a lancé ce débat mais pour laisser à nos concitoyens la possibilité de dire ce qu'ils ont sur le coeur. L'intérêt de débat, c'est de montrer qu'en matière d'identité nationale, il y a autant de conceptions qu'il y a de Français. Pourtant au-delà de la richesse des subjectivités, je suis convaincu que nous verrons émerger un attachement à des valeurs communes, fondement du « désir de vivre ensemble ». Car pour moi, naître Français ne suffit pas, il faut apprendre à le devenir. Guillaume Apollinaire a écrit « Qui sert bien son pays n'a pas besoin d'ancêtres », voilà la conception qui doit être la nôtre.

La France, c'est un territoire, produit de l'Histoire, c'est une langue officielle depuis 1539, c'est une culture exceptionnelle et des valeurs universelles.

Il n'est pas besoin de chercher bien loin : nos principes sont gravés au fronton de chacune de nos mairies : Liberté, Egalité, Fraternité.

Sur ce sujet, la gauche a voulu nous faire croire qu'il s'agissait d'un débat xénophobe. Bien que la question de l'immigration soit l'une des dimensions du débat, aucun responsable de la majorité n'a entendu le limiter à cela. La France a été façonnée et enrichie par l'arrivée de populations étrangères, qui ont contribué à en faire un pays dont nous n'avons pas à rougir.

Même si le port du niqab est un épiphénomène, il est révélateur de la conception que nous nous faisons de l'intégration : la France est tolérante mais ne peut accepter une pratique qui remette en cause ses valeurs essentielles.

Situation des EPIDE : Question de Louis Cosyns au Ministre de la Défense

                        


M. le président. Nous en venons aux questions du groupe de l’Union pour un mouvement populaire.

La parole est à M. Louis Cosyns.

Ma question pourrait s’adresser à pas moins de sept ministres, tant le dispositif des EPIDE, établissements publics d’insertion de la défense, semble dispersé.

Créés en 2005, ces établissements jouent un rôle majeur en matière d’insertion sociale et professionnelle, en faisant pour notre jeunesse le pari de la deuxième chance. Implantés sur l’ensemble de notre territoire, ils mettent en œuvre un projet éducatif global et contribuent, à leur manière, à l’essor de notre pays et à la cohésion nationale.

Il existe aujourd’hui vingt EPIDE, qui proposent aux jeunes un parcours complet incluant un suivi personnalisé articulé autour de quatre axes : socialisation, formation, orientation et insertion.

Aux jeunes entre dix-huit et vingt-deux ans qui, du fait de l’échec scolaire, entrent dans l’antichambre de l’exclusion, voient leur chance d’entrer dans la vie active diminuer et perdent peu à peu l’envie de se battre pour l’avenir, ils proposent un parcours de huit mois à deux ans, au terme duquel ils retrouvent le sens de l’effort, de la discipline et finalement l’estime d’eux-mêmes.

Ces établissements attestent de l’utilité des militaires au cœur de la société civile. Ils prouvent que, au-delà des représentations caricaturales que certains s’en font, la défense représente aussi l’émulation, l’entraide et la main tendue. Dans la vie comme sur les théâtres d’opération prévaut la même logique, qui consiste à ne jamais laisser personne sur le bord du chemin. C’est pourquoi il est primordial de maintenir les crédits en faveur de ces centres et de leur donner les moyens budgétaires de remplir un véritable objectif d’intérêt général.

Le centre EPIDE de Bourges, situé dans mon département, accueille, depuis 2008, des promotions d’environ 90 jeunes. Sur le terrain, une équipe soudée se consacre à les remettre dans le droit chemin. Cependant, malgré une forte demande, elle ne peut être étoffée à cause du plafond d’emploi prévu par le programme 102. Il faudrait pourtant recruter douze encadrants supplémentaires pour l’année 2010 afin de porter le nombre de jeunes par promotion de 90 à 120.

À Bourges comme partout en France, les EPIDE sont victimes de leur succès et les listes d’attente s’allongent. Au vu de cette réalité, monsieur le ministre, je vous pose deux questions. Comptez-vous poursuivre l’implantation de ces centres dans notre pays ? Comptez-vous apporter plus de souplesse au recrutement des personnels d’encadrement ?

Intervention de Louis Cosyns dans l'examen de la mission "Anciens combattants" du budget 2010.


         


M. le président. La parole est à M. Louis Cosyns.

M. Louis Cosyns. Le budget 2010 pérennise un certain nombre de dispositifs mis en place pour assurer la solidarité de la nation vis-à-vis de ses anciens combattants et de leurs proches.

Qu’il s’agisse de l’indice de retraite, de l’allocation différentielle, de l’augmentation de 32,23 % de la dotation de l’ONAC ou de l’abondement des rentes mutualistes, je crois que nous nous sommes donné les moyens de nos ambitions. Pourtant, deux autres points me semblent importants.

Premièrement, pour justifier de la carte du combattant, il faut avoir appartenu à une unité combattante pendant au moins quatre-vingt-dix jours.

Actuellement, il semblerait que les modalités d’obtention de cette carte ne tiennent pas compte du temps de déplacement du soldat pour rejoindre le terrain d’opérations ou pour en revenir. Certains de nos compatriotes seraient donc, de ce fait, exclus de l’ensemble des droits dont ils devraient légitimement bénéficier.

Monsieur le secrétaire d’État, quel est votre sentiment sur ce sujet ? Envisagez-vous d’intégrer le temps de traversée dans les critères d’attribution de la carte ?

Deuxièmement, en matière de revalorisation de la retraite du combattant, le Président de la République s’est engagé à ce que l’indice soit porté à 48 points en 2012, comme il a été rappelé tout au long de l’après-midi. La loi de finances pour 2008 avait porté cet indice à 39 points et celle pour 2009 à 41 points.

Je me réjouis donc de votre volonté de tenir le cap, car c’est bien ce qu’a fait le Gouvernement en poursuivant cet effort pour l’année 2010 : l’indice de retraite passera à 43 points dès le 1er juillet prochain. Cette constance dans l’action, cette détermination politique sont la marque d’une conviction forte : celle que la France doit rendre au monde combattant ce qu’elle lui doit.

Le point utilisé pour déterminer la retraite du combattant est l’élément de base du calcul du montant des prestations versées. Depuis le 1er juillet 2009, le montant de la retraite du combattant a atteint 41 points.

Sous réserve de la publication de l’indice INSEE, la valeur du point passera à 13,79 euros au 1er juillet 2010, soit une augmentation de 0,8 % entre juillet 2009 et juillet 2010. Si l’on s’en tient à ces calculs, on aboutit à une retraite d’un montant de 592 euros environ.

Malgré les efforts que nous avons accomplis pour améliorer les conditions d’existence des anciens combattants, il me semble qu’il faut aller plus loin en augmentant la valeur du point pour l’année prochaine, au-delà des revalorisations induites par l’indexation sur l’indice des traitements de la fonction publique.

Le coût de la vie augmente et il nous faut en tenir compte. Quel est, Monsieur le Secrétaire d’État, votre sentiment sur ce second point ?

Réforme des collectivités : les élus doivent-ils craindre pour leur avenir ?

La décentralisation, c'est un long processus, c'est la conquête d'une forme de modernité dans l'organisation de l'Etat. Une démocratie saine, c'est une démocratie qui fait confiance à ses collectivités et à ses élus. Un démocratie mature, c'est une démocratie qui ne craint pas de transférer des compétences, tout simplement parce qu'elle a conscience que c'est au niveau local que l'on permet l'essor des territoires.

Après 1982 et 2003, l'année 2010 sera celle d'une rénovation profonde de nos structures territoriales. Ce changement était nécessaire, je le soutiendrai pleinement.

Notre découpage administratif a plus de deux siècles. Il date d'une époque où le rapport à l'espace était complètement différent, où la question était de savoir si l'on pouvait se rendre à cheval à la Préfecture en moins d'une journée.

A force de superposer les échelons de décision, la décentralisation française a produit une grande confusion dans l'esprit des citoyens. Aujourd'hui il est difficile de concevoir clairement le rôle de chaque collectivité et d'identifier les décideurs politiques. Rationaliser le « mille-feuille » territorial, c'est renforcer les compétences des élus en supprimant les doublons.

La nouvelle loi va créer des conseillers territoriaux, c'est à dire des élus qui seront amenés à siéger à la fois au conseil général et au conseil régional. Cette fusion comporte de nombreux avantages. Premièrement, elle donnera aux nouveaux conseillers une influence accrue sur un bassin de vie. Ensuite, elle permettra à ces élus d'avoir une vision globale des enjeux. Enfin, elle créera les conditions pour faire du couple département/région le moteur véritable du développement territorial.

C'est dans un cadre plus souple, plus large et plus clair que les responsables locaux devront créer des dynamiques de croissance. Car on ne réforme pas les collectivités du fait de considérations administratives. Ce qui est en jeu, c'est la compétitivité économique de notre pays, c'est bien pour cela que nous devons le doter de structures modernes et efficaces.

Face Ă  la crise, des mesures de justice pour le Cher

         
             

Conformément aux engagements pris par le Président de la République lors du sommet social du 18 février dernier, le Gouvernement a mis en place la réduction d'impôt sur le revenu en faveur de nos citoyens les plus affectés par la crise économique.

Ainsi, au titre des revenus de l'année 2007, près de 1 200 000 contribuables ont bénéficié au printemps dernier d'une réduction anticipée de leurs versements, soit par suppression du second acompte provisionnel, soit par interruption des prélèvements.

Au titre des revenus de l'année 2008, ce seront environ 6 millions de foyers fiscaux qui bénéficieront de cette réduction d'impôt.

Dans le département du Cher, ce sont 29 674 foyers qui bénéficieront de ces mesures de justice sociale, pour un montant total de 5 170 201 euros.

La réforme de La Poste

Le projet de loi de réforme des activités postales sera bientôt discuté à l’Assemblée nationale. Sur ce sujet, il faut arrêter de raconter des histoires aux Français. Il n’est pas un seul responsable public qui ne soit attaché à un service postal de qualité, tout simplement parce que c’est essentiel à la vie des gens.

C’est vrai, le statut de La Poste va changer. C’est vrai, il ne s’agira plus d’un établissement public mais d’une société anonyme.

La gauche voudrait nous faire croire qu’il s’agit là d’une décision politique, destinée à mettre à genoux le service public.

Il est temps de remettre les choses en perspective. La Poste change de statut parce qu’une directive européenne l’impose. Chaque Etat membre doit appliquer la législation communautaire et adopter un cadre juridique en bonne et due forme. On ne peut pas dire d’un côté que l’on respecte l’Europe et de l’autre, fronder contre ses décisions.

Il s’agit d’une dynamique globale, pas d’une offensive idĂ©ologique. Je crois que sur cette question comme sur beaucoup d’autres, il n’y a rien de pire que d’être prisonnier des caricatures partisanes. Au passage, n’est-ce pas sous le Gouvernement de Lionel Jospin que le capital de France TĂ©lĂ©com a Ă©tĂ© ouvert aux investisseurs privĂ©s ? S’agissant de La Poste, les capitaux resteront 100 % publics, c’est un vrai gage de stabilitĂ©.

Au 1er janvier 2011, le secteur postal européen sera totalement ouvert à la concurrence. Pour assurer l’avenir du secteur postal en France, il faut prendre à bras le corps la question de son évolution. Lorsque l’on se réfugie derrières des lignes Maginot, lorsque l’on refuse le changement, on finit par le subir.

C’est justement pour accompagner ce changement que le Parlement lĂ©gifère et veille Ă  ce qu’un certain nombre de garanties soient apportĂ©es. D’abord des garanties pour ceux qui y travaillent, fonctionnaires et contractuels : les mĂŞmes droits, les mĂŞmes avantages, les mĂŞmes statuts. Ensuite des garanties pour tous les usagers : les missions de service public de La Poste seront gravĂ©es dans le marbre de la loi.

Enfin, pour lui donner les moyens de remplir ses objectifs, en terme d’accessibilité, de qualité et de rapidité, l’Etat souscrira une augmentation de capital de 2,7 milliards d’euros. Sans son nouveau statut, elle ne pourrait bénéficier de cet investissement massif.

Portrait de Louis Cosyns

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Louis COSYNS au parlement des enfants en présence du Député Yves FROMION

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Fin de la session parlementaire 2008-2009

            




Le 24 juillet 2009, la session extraordinaire a pris fin. C'est une année extrêmement riche qui s'achève.

Une année passée à réformer la France, à consacrer dans le marbre de la loi les grandes orientations fixées par le Président de la République. Une année un peu spéciale aussi. 2009 restera comme l'année qui a vu se déployer dans notre économie les effets ravageurs de la crise financière de l'automne dernier.

Malgré ces difficultés, de grands textes ont été votés : création du revenu de solidarité active, suppression de la publicité sur les chaînes publiques, modernisation de notre système hospitalier, mobilisation pour le logement, adoption du Grenelle de l'environnement, réforme de la formation professionnelle...

En marge de ces grands chantiers, l'Assemblée nationale s'est dotée d'un nouveau règlement, traduction pratique de la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008. Désormais, deux semaines sur quatre sont consacrées à l'examen des textes proposés par les députés : c'est une avancée majeure. C'est dans ce nouveau cadre que la représentation nationale pourra être, selon la formule de Boissy d'Anglas, « l'imagination de la République ». Car c'est au coeur de l'hémicycle que doivent se dérouler les grands débats de la société française. Je suis extrêmement fier de pouvoir y prendre part.

Louis COSYNS au parlement des enfants en présence du Député Yves FROMION

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La loi sur le travail le dimanche : un texte équilibré.

 


La nouvelle proposition de loi sur le travail le dimanche est le fruit d'un travail de longue haleine. C'est un texte raisonnable, articulé autour de trois axes : la réaffirmation du principe du repos dominical, la régularisation des situations existantes, et la possibilité du travail dominical fondée sur le volontariat.

Le repos dominical est un repère auquel nous tenons, c'est un moment privilégié de la vie familiale et, tout simplement, un des piliers du vivre-ensemble. C'est bien pour ça que le nombre de dérogations que le maire peut accorder chaque année demeure identique.

La gauche voudrait nous faire croire que cette loi consacre un ultralibéralisme débidé : c'est une caricature dans laquelle les Français ne se reconnaîtront pas.

C'est à la puissance publique qu'il appartiendra de mettre en place une dérogation si, et seulement si, un certain nombre de critères sont réunis et si bien sûr, la commune le souhaite. Les dérogations seront applicables dans trois cas : zones touristiques et thermales, zones frontalières et périmètres où les usages de consommation sont exceptionnels.

L'appellation de cette dernière catégorie peut porter à confusion.

Très concrètement, cela ne concernera que les agglomérations de plus d'un million d'habitants, soit certains quartiers de Paris, Marseille et Lille (il n'existe pas de pareilles habitudes de consommation de fin de semaine dans l'agglomération lyonnaise).


Dans ces périmètres, les contreparties légales seront nécessairement un doublement du salaire et l'octroi d'un repos compensateur : c'est une obligation impérieuse pour l'employeur.

Il y a une disposition sur laquelle il faut insister : ces dérogations ne seront pas applicables aux grandes surfaces alimentaires. Il était primordial de protéger le commerce de proximité. Nos artisans et nos commerçants n'ont vraiment pas besoin de cette concurrence supplémentaire !

Enfin, il est hors de question de forcer un salarié à travailler un dimanche si ce dernier le souhaite pas. En vertu de cette loi, le refus de travailler le dimanche ne pourra être un motif valable de licenciement. Dans le même esprit, le refus d'une offre d'emploi impliquant le travail dominical ne pourra constituer un motif de radiation des listes de demandeurs d'emploi. C'est une question de principe.