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Carte scolaire : Louis COSYNS répond à Yann GALUT

M. Galut, sur son blog, fait un mélange, pas si savant que cela, entre fermetures de classes, suppressions de postes, y ajoutant même le secteur de la petite enfance ! Une intervention d’autant plus décalée que, d’après mes informations, les syndicats semblent avoir globalement accepté, en commission technique paritaire, le projet de carte scolaire

Au lieu de s’inquiéter des moyens de l’Education Nationale pour notre département, le vice-président du Conseil général devrait sans doute se mobiliser davantage pour renforcer l’attractivité de notre territoire, puisque le Département, dans son document « ensemble Cher 2015 » avait pointé cet enjeu ! Car enfin, le solde entre ouvertures et fermetures de classes, qui devrait être d’environ moins 10, s’explique d’abord par des considérations démographiques (200 élèves de moins sont attendus par rapport à la rentrée 2009).

Quant aux effectifs d’élèves par classe, M. Galut devrait savoir qu’il n’existe pas de seuil dans le département. Et quand bien même ce seuil existerait, aucune des fermetures annoncées n’entrainerait son dépassement.

En outre, M. Galut n’est pas très bien informé car l’Administration a renoncé à deux des fermetures qu’il comptabilise (Gracay et le Grand Meaulnes à Bourges), et a réservé sa décision pour deux autres. Quant à la fusion, au niveau élémentaire, des écoles des Merlattes et Marcel Plaisant à Bourges, elle est abandonnée. Par ailleurs il s’agit d’un véritable contre-sens que de faire croire qu’il y a un lien entre les prévisions pour la rentrée et les suppressions de postes d’enseignant, c’est même le contraire qui va se passer, car l’Inspecteur d’Académie a demandé et obtenu du Recteur la création d’un poste supplémentaire dans le département. D’autre part, la quasi-totalité des fermetures de classe s’explique par l’application, pour les 40 directeurs d’école à quatre classes, de la décharge d’un quart de temps. Les autres fermetures s’expliquant par des transferts sur des postes RASED, qui viennent donc renforcer l’encadrement des élèves les plus en difficulté.

Si M. Galut cherche à rallumer la « guerre scolaire » entre public et privé, en faisant croire que les postes du privé seraient davantage épargnés, je crains que cela soit trop audacieux, tant les écoles privées sont peu représentées dans le département et avec des moyens limités.

Sur la question de la petite enfance, qui est un autre sujet, je dirai simplement que le gouvernement cherche à s’adapter aux besoins des parents (création de 100 000 places supplémentaires d’ici 2012) en diversifiant les modes de garde (création des jardins d’éveil pour les 2-3 ans, possibilité pour les assistantes maternelles de garder chacune 4 enfants au lieu de trois actuellement).

Le conseil général fragilise les centres d'information et d'orientation

Louis Cosyns, Député du Cher, souhaite réagir à la réduction des dotations des Centres d'information et d'orientation, votée hier par le conseil général.

Lors de l'adoption du budget primitif pour l'année 2010, la majorité départementale a choisi de baisser de 7% les aides distribuées aux C.I.O, première étape avant leur suppression totale, promise pour l'année 2011.

Il n'est pas acceptable que l'assemblĂ©e dĂ©partementale mette en pĂ©ril l'orientation de nos jeunes. L'incertitude aujourd'hui, la prĂ©caritĂ© demain : voilĂ  ce qui attend les trois centres de notre dĂ©partement. Doit-on rappeler Ă  quel point leurs missions sont cruciales ? Sur l'ensemble de nos Ă©tablissements scolaires, mĂŞme les plus reculĂ©s, nos Ă©lèves doivent pouvoir accĂ©der Ă  un suivi personnalisĂ©. L'orientation, ce n'est un dĂ©tail, c'est un facteur dĂ©terminant de la vitalitĂ© Ă©conomique et de l'emploi.

Sur ce sujet, la concertation et le sens des responsabilités devraient être la règle. Cette décision brutale, sur fond d'opposition à la politique du gouvernement, porte préjudice à notre département.

Communiqué de presse de Louis Cosyns

Louis COSYNS souhaite réagir à la lettre diffusée par Monsieur Yann GALUT et aux propos le concernant.

Le cas de l’entreprise BUSSIERE ne doit pas être instrumentalisé.

Monsieur GALUT a cru utile d’établir un lien avec la polémique sur les fonctions de Monsieur PROGLIO. Ce méli-mélo hasardeux témoigne d’une méconnaissance totale de ce dossier et d’une tentative de récupération à des fins électoralistes.

Comme l’a rappelĂ© FrĂ©dĂ©ric MERIOT, Directeur GĂ©nĂ©ral de CPI France, « un accord de gestion de l’emploi » doit ĂŞtre trouvĂ©, « pour accompagner les salariĂ©s dans des projets de reconversion ».

Dans cette situation, il faut faire confiance à nos partenaires sociaux et ne pas troubler leurs négociations. La direction tout comme les syndicats sauront s’entendre autour de propositions raisonnables. Si tel n’était pas le cas, alors les acteurs publics devront intervenir. En attendant, la fébrilité n’est qu’une émanation de la démagogie.

La surenchère de certains élus ne peut que troubler la phase de négociation. L’inquiétude des uns ne doit pas être le fond de commerce des autres.

La France ne laissera pas tomber ses agriculteurs

 

Avec 163 milliards de chiffre d'affaires et 1,6 million d'actifs, l'agriculture n'est rien de moins que le premier secteur d'activité de notre pays. Pourtant, chacun le sait, la volatilité des prix et la chute des revenus agricoles sont à l'origine du crise sans précédent. A l'heure où se tient le traditionnel Salon , il convient de rappeler que pour face aux grandes difficultés des éleveurs et producteurs, le Gouvernement a mis en place des mesures d'envergure.


Concrètement, ce sont des fonds massifs qui ont été débloqués :


  • 1 milliard d'euros de prêts bancaires, dont les taux d'intérêts réels seront réduits à 1,5 % et tomberont à 1 % pour nos jeunes agriculteurs.

  • 650 millions d'aides budgétaires directes.

  • Enfin, les charges patronales dues à la Mutualité sociale seront supprimées pour les emplois saisonniers. En effet, il est primordial de réduire le coût de cette main d'oeuvre par rapport à nos concurrents européens.