Carte scolaire : Louis COSYNS répond à Yann GALUT
Par Louis Cosyns, mercredi 31 mars 2010 à 21:55 :: General
M. Galut, sur son blog, fait un mélange, pas si savant que cela, entre fermetures de classes, suppressions de postes, y ajoutant même le secteur de la petite enfance ! Une intervention d’autant plus décalée que, d’après mes informations, les syndicats semblent avoir globalement accepté, en commission technique paritaire, le projet de carte scolaire
Au lieu de s’inquiéter des moyens de l’Education Nationale pour notre département, le vice-président du Conseil général devrait sans doute se mobiliser davantage pour renforcer l’attractivité de notre territoire, puisque le Département, dans son document « ensemble Cher 2015 » avait pointé cet enjeu ! Car enfin, le solde entre ouvertures et fermetures de classes, qui devrait être d’environ moins 10, s’explique d’abord par des considérations démographiques (200 élèves de moins sont attendus par rapport à la rentrée 2009).
Quant aux effectifs d’élèves par classe, M. Galut devrait savoir qu’il n’existe pas de seuil dans le département. Et quand bien même ce seuil existerait, aucune des fermetures annoncées n’entrainerait son dépassement.
En outre, M. Galut n’est pas très bien informé car l’Administration a renoncé à deux des fermetures qu’il comptabilise (Gracay et le Grand Meaulnes à Bourges), et a réservé sa décision pour deux autres. Quant à la fusion, au niveau élémentaire, des écoles des Merlattes et Marcel Plaisant à Bourges, elle est abandonnée. Par ailleurs il s’agit d’un véritable contre-sens que de faire croire qu’il y a un lien entre les prévisions pour la rentrée et les suppressions de postes d’enseignant, c’est même le contraire qui va se passer, car l’Inspecteur d’Académie a demandé et obtenu du Recteur la création d’un poste supplémentaire dans le département. D’autre part, la quasi-totalité des fermetures de classe s’explique par l’application, pour les 40 directeurs d’école à quatre classes, de la décharge d’un quart de temps. Les autres fermetures s’expliquant par des transferts sur des postes RASED, qui viennent donc renforcer l’encadrement des élèves les plus en difficulté.
Si M. Galut cherche à rallumer la « guerre scolaire » entre public et privé, en faisant croire que les postes du privé seraient davantage épargnés, je crains que cela soit trop audacieux, tant les écoles privées sont peu représentées dans le département et avec des moyens limités.
Sur la question de la petite enfance, qui est un autre sujet, je dirai simplement que le gouvernement cherche à s’adapter aux besoins des parents (création de 100 000 places supplémentaires d’ici 2012) en diversifiant les modes de garde (création des jardins d’éveil pour les 2-3 ans, possibilité pour les assistantes maternelles de garder chacune 4 enfants au lieu de trois actuellement).







